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Principes anatomiques

Les aides orthopédiques peuvent être utilisées sur toutes les parties du corps humain :

Colonne vertébrale

Membres supérieurs

Genou

Pieds et cheville

Tronc

Colonne Vertébrale

Rachis cervical :

Les sept premières vertèbres (C1-C7), sous la base du crâne, forment le rachis cervical. À cet endroit, la colonne vertébrale est courbée vers l’avant, en lordose. La première vertèbre cervicale (atlas) et la deuxième (axis) ont une forme et une fonction particulières. Elles constituent l’articulation de la tête et sont particulièrement mobiles. L’articulation atlanto-occipitale permet principalement les inclinaisons de la tête, l’articulation atlanto-axoïdienne les mouvements de rotation latérale.

Première et deuxième vertèbres cervicales :

Les apophyses transverses des vertèbres cervicales présentent une ouverture à travers laquelle passe l’artère vertébrale qui irrigue le cerveau. Une légère flexion (jusqu’à 10°) assure la bonne perméabilité de cette artère. La première apophyse épineuse perceptible à la palpation est celle de la deuxième vertèbre cervicale. La plus marquée est celle de C7.

Rachis thoracique :

Le rachis thoracique se compose de douze vertèbres dont la forme décrit la cyphose thoracique. En raison de l’imbrication des apophyses épineuses et de la présence des articulations costovertébrales, la mobilité du rachis thoracique est plus limitée que celle du rachis cervical ou lombaire.

Rachis lombaire :

Le rachis lombaire comprend cinq (rarement six) vertèbres, qui forment la partie inférieure de la colonne vertébrale.

Les corps vertébraux dans cette région sont particulièrement gros, en raison des fortes contraintes auxquelles ils sont soumis. Les petites articulations intervertébrales se situent dans le plan sagittal et permettent une grande amplitude de flexion et d’extension de la colonne vertébrale. La mobilité est maximale dans le segment compris entre la quatrième vertèbre lombaire et la cinquième.

Comme celle des autres articulations, la mobilité de la colonne vertébrale diminue avec l’âge. À l’âge de cinquante ans, elle a diminué de moitié par rapport à ce qu’elle était dans l’enfance.
Membres Supérieurs

Coude :

Le coude se compose de trois unités articulaires entourées par une même capsule. C’est une articulation à deux axes, capable de flexion et d’extension mais aussi de rotation autour de l’axe longitudinal de l’avant-bras, au cours de laquelle le radius tourne autour de l'ulna. Ce dernier ne participe pas à la rotation. Il est relié à l’humérus par une articulation trochléenne (à « charnière ») typique.

Le mouvement de rotation, si important pour la fonction de la main, s’effectue donc non seulement au niveau du poignet, mais aussi au niveau du coude. Ce transfert du mouvement vers le haut a permis une construction relativement simple et fine de la main et du poignet. La musculature correspondante du poignet et des doigts se trouve elle aussi un étage plus haut, dans l’avant-bras.

Main :

Le squelette de la main se compose de trois groupes d’os :

  • le carpe (trois rangées de quatre os de forme irrégulière)
  • le métacarpe (cinq petits os tubulaires disposés de façon rayonnante entre le carpe et les doigts
  • les doigts (trois os de l’index à l’auriculaire, deux seulement pour le pouce)

Il existe des articulations importantes entre :

  • l’avant-bras et la rangée proximale d’os du carpe (articulation du poignet, le « poignet » proprement dit, qui est une articulation à deux axes)
  • les deux rangées d’os du carpe (articulation intercarpienne, articulation rigide)
  • l’articulation trapézo-métacarpienne du pouce (articulation entre le premier métacarpien et le carpe, articulation en selle à deux axes)
  • l’articulation de la base du pouce (articulation entre le premier métacarpien et la première phalange du pouce, articulation trochléenne)
Le poignet est une articulation à deux axes dont les surfaces articulaires sont formées par la première rangée d’os du carpe et l’extrémité du radius.
Genou

On dit que le genou est l’articulation la plus complexe de l’appareil locomoteur humain. Il est formé par le condyle fémoral et le plateau tibial et se situe à mi-chemin entre les articulations à un et deux axes. Outre la flexion et l’extension, il est capable de rotation autour de l’axe longitudinal de la jambe, mais uniquement lorsqu’il est fléchi. En extension, la rotation est empêchée par la tension des ligaments collatéraux. En flexion, les deux ligaments croisés assurent le contact entre les surfaces articulaires. La patella forme à l’intérieur de la capsule une unité articulaire fémoro-patellaire avec le condyle fémoral.

 Le ménisque :

On comprend mieux l’importance des ménisques pour le fonctionnement de l’articulation du genou et la protection des cartilages lorsqu’on sait qu’une ablation complète des ménisques entraîne une gonarthrose dans près de 90 % des cas, et leur ablation partielle dans 33 % des cas.

Le ménisque externe et le ménisque interne sont intercalés entre les deux surfaces non congruentes de l’articulation du genou. Ils forment un coussinet articulaire déformable et déplaçable pour le condyle fémoral, répartissent la force exercée entre les extrémités des deux os sur une plus grande surface de contact, et contribuent au contrôle fin des mouvements articulaires grâce à leur fonction proprioceptive profonde.

Mouvements et position de l’axe du genou :

Par rapport aux autres articulations, les mouvements du genou et la position de l’axe articulaire présentent quelques particularités. Alors que dans les autres articulations, un glissement des deux surfaces articulaires l’une sur l’autre est possible, la flexion et l’extension du genou s’effectuent par un mouvement combiné de déroulement et de glissement.

Les mouvements limités de flexion et d’extension, pendant la marche par exemple, ont principalement une composante de déroulement. L’extrémité arrondie du fémur roule comme une roue sur la surface plane du tibia. Ce mouvement permet de ne pas surcharger les surfaces articulaires fragiles dans les mouvements de tous les jours tels que la marche et la course. Il ne se transforme en glissement que lorsque le genou est fortement fléchi.

En raison de la forme des condyles du fémur, le bras de levier se modifie lors de la flexion et de l’extension. L’articulation du genou fonctionne ainsi comme une transmission à réglage continu.

La forme des condyles et le mouvement combiné de déroulement et de glissement empêchent les forces de pression d’agir verticalement sur la surface du cartilage et évitent les cisaillements dangereux.

Dès 1836, les frères Weber ont découvert que l’axe du genou n’était pas fixe comme celui d’une articulation trochléenne simple, mais se déplaçait dans tous les plans de l’espace pendant le mouvement. Ce déplacement dans l’espace rend compte de la forme des surfaces articulaires et du guidage de l’articulation par les ligaments et les muscles. Le traitement orthopédique du genou doit tenir compte des particularités de son axe.

Pied et cheville

Cheville :

L’articulation talo-crurale est formée par la fourche des deux os de la jambe (fourche malléolaire) et la poulie du talus. C’est une articulation à un axe, qui permet l’extension du pied (flexion plantaire) et sa flexion (dorsiflexion). L’articulation talo-crurale est stabilisée par les ligaments collatéraux latéral et médial. Ces ligaments forment un triangle entre chaque malléole et l’os du tarse sous-jacent.

La mobilité du pied résulte de l’interaction entre l’articulation talo-crurale et l’articulation sous-talienne (ou subtalaire). Cette dernière crée une liaison mobile entre le talus et les os du carpe sous-jacents.

Pied :

La structure de base du squelette du pied est comparable à celle de la main. Elle se compose de trois groupes d’os :

  • tarse (sept os de forme irrégulière)
  • métatarse (cinq petits os tubulaires disposés de façon rayonnante entre le tarse et les orteils)
  • orteils (trois os du deuxième au cinquième orteil, deux pour le gros orteil).

Il existe des articulations importantes entre :

  • la fourche osseuse formée par le tibia et le fibula et la poulie du talus (articulation talo-crurale, la « cheville » proprement dite)
  • le talus et les os sous–jacents du tarse (articulation sous-talienne ou subtalaire)
Tronc

Épaule :

L’articulation de l’épaule est une articulation à rotule. Elle est formée par la tête de l'ulna et la cavité glénoïde, un creux arrondi et peu profond formé dans le scapula. C’est la plus mobile de toutes nos articulations. Son amplitude articulaire est considérablement augmentée par l’intervention de la ceinture scapulaire (scapula et clavicule), comme en témoigne notamment l’abduction du bras : avant même que le bras ait atteint la position à 90°, le scapula bascule et la cavité glénoïde est réorientée. Le bord supérieur du scapula, qui s’opposerait sinon au mouvement de l'ulna, se déplace en même temps vers le haut. Le mouvement de bascule s’effectue aux extrémités de la clavicule, dans les articulations acromio-claviculaire et sterno-claviculaire.

Thorax :

Le thorax (cage thoracique) est formé par les douze paires de côtes et le sternum. L’extrémité dorsale des côtes est reliée par deux articulations aux vertèbres et leur extrémité antérieure adhère au sternum par l’intermédiaire d’un cartilage flexible. Cette mobilité permet l’expansion et le resserrement de la cage thoracique pendant la respiration.

Hanche :

La ceinture pelvienne est formée des deux moitiés du bassin et du sacrum qui s’insère entre eux comme un coin. Chaque moitié du bassin se compose de l’ilium, de l’ischium et du pubis. Chez l’adulte, ces os sont fusionnés ensemble, et leur séparation n’est plus visible qu’au niveau des sutures.

Les deux moitiés du bassin sont reliées au niveau ventral par une articulation cartilagineuse, la symphyse pubienne. La liaison avec le sacrum au niveau dorsal est assurée par une articulation rigide (articulation sacro-iliaque). Bien que ses surfaces articulaires soient irrégulières, que les tissus conjonctifs assurent une liaison rigide et que sa mobilité soit restreinte, l’articulation sacro-iliaque est très importante pour la stabilité de la ceinture pelvienne et la motricité.

L’articulation de la hanche est une articulation à rotule. Elle permet des mouvements dans tous les axes (antéversion et rétroversion, abduction et adduction, supination et pronation).

Sa construction anatomique permet une grande amplitude articulaire, tout en assurant la stabilité nécessaire pour la transmission des forces entre le membre inférieur et la ceinture scapulaire.

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